La dure réalité des Canadiens de Montréal

Difficile de naviguer dans le sport professionnel, surtout quand ton équipe est établie au Canada. Depuis la conférence de presse de  lundi par l’organisation, les commentaires négligents envers  la direction sont nombreux. Ceux et celles qui ne comprennent pas l’inaction ou surtout la difficulté d’attirer des joueurs de qualités à Montréal, voici quelques pistes de réflexion.

Quand vient le temps de choisir une équipe, tous les joueurs font cet exercice. Bien assis dans la cuisine, entouré de leur famille et de leur agent, le joueur énumère les avantages et les irritants pour chacune des équipes.

Voici une liste qui peut s’appliquer pour les Canadiens.

Avantages

JOUER POUR UNE GRANDE ORGANISATION

CENTRE BELL TOUJOURS PLEIN

AMBIANCE HOCKEY 12 MOIS PAR ANNÉE

GRANDE COUVERTURE MÉDIATIQUE

RECONNAISANCE DANS LE MILIEU

Irritants

IMPOTS ÉLEVÉS

IMPOSSIBLE DE PASSER INCOGNITO

POSSIBILITÉ D’UNE COUPE STANLEY FAIBLE

CLIMAT

MÉDIAS S’ACHARNENT SUR TOUT

Cette liste tient compte de ce que nous pouvons élaborer. Mais il y a surement d’autres irritants ou avantages que les joueurs discutent entre eux. Car n’oublions pas, que chaque joueur en  connait un  dans chacune des  équipes de la LNH, alors les informations véhiculent facilement.

Maintenant, quelle est la valeur décisionnelle des avantages et celle des  irritants. Même si j’en ai élaboré 5 de chaque côté, ils n’ont pas le même poids dans la prise de décision.

Faites vous-même l’exercice. Imaginez que vous êtes un joueur d’impact, attaquant ou défenseur, vous avez 30 ans et sur le marché des joueurs autonomes. Vous êtes seul à prendre la décision avec votre agent.

Laissez votre côté fan hors de la prise de décision. Soyez le plus objectif possible. Sans oublier que le rêve de votre enfance est de gagner la Coupe Stanley. Vous savez qu’il vous reste 2-3 ans de ‘gros hockey’ en vous.

Je vous fais part de mes réflexions.

AVANTAGES   Valeur décisionnelle
JOUER POUR UNE GRANDE ORGANISATION

 

Avec la convention collective toutes les organisations doivent bien traiter les joueurs. Les normes sont les mêmes partout 5/10
CENTRE BELL TOUJOURS PLEIN

 

L’endroit ou les joueurs adorent jouer dans la LNH 9/10
AMBIANCE HOCKEY 12 MOIS PAR ANNÉE

 

Est-ce vraiment un avantage d’être toujours au centre des intérêts? 5/10
GRANDE COUVERTURE MÉDIATIQUE

 

Encore là  grande couverture implique grandes responsabilités… 5/10
RECONNAISANCE DANS LE MILIEU

 

Peut être un incitatif pour certains mais pour une vedette établie pas une nécessité 5/10
    29/50  POINTS POSITIFS

 

 

 

 

 

IRRITANTS   Valeur décisionnelle
IMPÔTS ÉLEVÉS

 

C’est mon dernier contrat. Je veux encaisser le plus possible 9/10
IMPOSSIBLE DE PASSER INCOGNITO

 

Toujours être reconnu c’est comme pas assez… 7/10
POSSIBILITÉ D’UNE COUPE STANLEY FAIBLE

 

Regarde le line up et ce n’est pas avec un joueur de plus que les chances s’améliorent de gagner dans un avenir rapproché 8/10
CLIMAT

 

À moins d’être un esquimau, y a des endroits plus attirants… 8/10
MÉDIAS S’ACHARNENT SUR TOUT

 

Une léthargie de 3 matches devient une nouvelle hors proportion 7/10
    39/50  points négatifs

 

Pas évident. Il y a surement d’autres facteurs dans les deux cas mais tenons nous à ceux qui sont évidents. Les Canadiens ont pendant des années bénéficié d’avantages que les autres clubs n’avaient pas. Faut pas oublier que les coupes Stanley des années 50,60 et 70 qui ont aidé a fabriquer la dynastie, ont été remporté dans des conditions qui ne ressemblent en aucun point aux conditions des années 90 et 2000.

Maintenant amusez-vous à remplir les cases! Et n’oubliez-pas que ce n’est que du sport, et le sport est présent dans nos vies pour nous procurer du bien-être.

Bonne réflexion!

Manger mou

Mangez mou avant 80?

Tout d’abord laissez-moi clarifier certaines choses. Je ne suis pas diététicien. (C’est rare ce mot là au masculin…) Je ne suis pas kiné, je ne suis pas gros, et ne n’ai rien contre les régimes. Voilà c’est dit.

Je vous mets en contexte.  Ma coloc, dont je tairai le nom afin de garder son intimité, m’est arrivée avec un genre de défi.

-Dan,  pour les 21 prochains jours nous allons manger 2 repas liquides par jour. Le matin et le soir.

Elle n’avait pas terminé sa phrase que déjà, mon esprit se brouillait.

-Euh liquide, liquide, liquide ?  Mais comment liquide?

-Ben liquide, genre assez mou. Dit-elle. ( Elle a un accent des Iles de la Madeleine…)

-Ok mais avec un peu de solide à côté genre une rôtie ou du fromage. Car du pain ce n’est pas ben ben solide  pis du fromage c’est fait avec du lait…

Elle me regardait d’un air  dubitatif. Poussa un soupir et enchaina.

-Non le règlement, il  faut que tu puisses manger avec une paille.

Elle me connait mal. Dans ma tête je me voyais déjà passer tout au blender…

Après quelques commentaires que nous garderons entre ma coloc et moi, je décide donc d’embarquer dans son défi. Cependant, je n’y étais attaché par aucune gageure insignifiante genre; Le premier ou la première qui lâche devra faire la vaisselle ou le lavage pendant un mois. Non. Juste un défi personnel entre deux personnes un peu motivées!

Nous avons eu la mauvaise idée de commencer un vendredi. Le premier matin, son mélange naturel, de fruits et de légumes  a une couleur pas super invitante.  Au goût, après deux gorgées,  ta plus faim. Je me dis ; «Crime ça marche!»

À 3 heures je reçois un texto. ‘’Pu capable, j’arrive à la maison, faut que je dorme.’’

Ah, manquerait-elle un peu d’énergie?

Quand elle est entrée, je pensais qu’elle avait reçu un coup de pelle. Elle n’a pas dit un mot, s’est enlignée sur son oreiller. Elle n’avait pus de jus!  Où le jus l’avait achevé je ne sais pas …

Moi j’ai toffé 3 jours. Tant bien que mal. La coloc  elle est allée jusqu’au bout, mais avec des triches de temps en temps. Pis c’est ben correct.

Faut que je vous dise. Ni un ni l’autre n’avons un problème de poids. Les deux, nous sommes en bonne condition physique. Donc nous n’avions pas de pression. Nous pouvions le faire dans le plaisir. Alors pourquoi j’ai lâché prise après trois petits jours? L’amour de la nourriture! Est-ce que dans un cas désespéré je pourrais suivre un régime de la sorte? Je ne sais pas. Ce que je sais par contre, c’est qu’il est possible de se nourrir adéquatement, de faire du sport et de se récompenser   par de petits bonheurs coupables ou non-coupables dans le plaisir et la bonne humeur.